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Mardi 26 septembre 2006
 San Pedro de Atacama et son désert, le plus aride du monde: le lieu a de quoi faire rêver! Nous nous sommes donc rendu le 18 septembre, jour de fête nationale Chilienne, dans cette région qui se situe exactement à la jonction des frontières bolivienne, chilienne et argentine.

Après 18 heures de bus, nous arrivons à San Pedro où nous retrouvons... tiens c'est qui lui, on le connaît, ahhhh, c'est le Jer, le frérot d'Estelle!!! Encore la patate après un an à courir à travers le monde. Nous sommes aussi accueillis par Pamela, la propriétaire de l'Hotel Jurike, sa famille, et Cristian son associé.

 

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Nous conseillons fortement à tous les visiteurs de la région de San Pedro d'y passer une nuit, en raison de l'accueil et de l'ambiance très sympa des lieux ( pour tous renseignements, voir le site  http://www.jurike.cl/ ... hey, on dirait que Niot a été selectionnée lors du casting de l'hôtel pour la réalisation de la page web!!!).

 

Le soir même, ce fut cours de cueca pour certains...

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... Et en musique live!

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Le lendemain nous sommes partis nous baigner dans les thermes de la vallée de  ???, lieu plaisant où la présence d'eau et de végétation contraste avec l'aridité de la région.

 

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Puis direction Désert de la Lune pour apprécier les couleurs du coucher de soleil sur les formations rocheuses... un grand merci à Pamela pour cette belle journée!!!

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Nous avions bien cru qu'il allait pleuvoir le deuxième jour, lors de notre visite de la Quebrada Jerez, une petite oasis au sud-est de San Pedro. Nous apprendrons le lendemain que ce jour là quelques flocons tombèrent sur les flancs du Licancabur.

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L'escalade à Socaire était un de nos objectifs de visite (merci Sofifonfec pour les conseils), mais malheureusement les transports ont été gelés lors de cette semaine de fête nationale... Nous nous sommes donc rabattus sur l'ascension du Licancabur (5900m). Il s'agit d'une jolie montagne à Lama, dominant les Lagunas Verde et Blanca.

Après avoir mis Jer dans le bus avec son panier casse croûte et son cartable, nous primes le bus pour monter à la Laguna Blanca, en Bolivie.

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L'acclimatation se fera en une après-midi, au cours d'une petite montée à 4800 m. 

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A notre retour au refuge, il nous fallu discuter le prix du guide (obligatoire pour cette ascension à peu près autant engagée que le GR5 !), et du transport (40 dollars pour 5 km !). Nous finirons par nous rendre aux pieds du Licancabur avec la voiture d'un tour opérateur (celle des guides étant finalement tombés en panne (!)) , moyennant bakchich au chauffeur, qui n'était sensé transporter que ses clients... ah que de magouilles là-haut ! Le problème c'est que seul contre 4 guides bloqués là-haut, les discussions sont difficiles, surtout quand le ton des guides devient agressif. Pas eu envie de finir dans un bloc de béton au fond de la lagune!

Le lendemain, 4 heures, nous commençons l'ascension avec un guide Anglais, Matt, très sympa. Vu notre manque d'acclimatation total, et sous ses conseils, nous acceptons de nous doper au Diamox, après évidemment une longue période d'hésitation - disons 5 minutes - en raison des questions d'éthique. Vu le résultat, l'éthique en a pris un coup sur l'cailloux ! 4h30 de monté pour 1400m n'est certes pas une performance, mais danser la Salsa face à Matt peu vaillant, alors qu'il était acclimaté à mort, avait de quoi faire perdre toute notion d'éthique ! En gros, nous avons enfin compris pourquoi notre Virenque national se serait laissé tromper ! Le dopage à outrance, nous signons tout de suite !

 

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De retour, nous ferons un petit asado sympa à San Pedro avec Cristian et les hôtes de l'hôtel Jurike, histoire de reprendre les kilos perdus lors de la montée. 

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par Estelle et Vincent publié dans : Andinisme
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Mardi 15 août 2006

Après quelques petits problèmes de mémoire (sur le blog, pas dans nos têtes), aujourd'hui résolus, voilà quelques nouvelles du pays du pisco... L'hiver fut court cette année: la pluie n'étant guère venue arroser les terres, les eaux retenues par les divers barrages seront choyées cette année. Il n'a en effet  plu que deux ou trois fois de manière significative au court de la saison.

La fin de l'hiver arrivant, Domino, qui voulait sentir les rayons du soleil, motivait ses troupes (James) pour aller crapahuter dans les montagnes. C'était déjà le printemps et notre incursion dans vers la vallée d'Elqui nous permettait d'observer une autre étape importante de la croissance de la vigne: la sortie de ses bourgeons!

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Sur le montage ci-dessous, il y a un intru, un espion de Dr No, qui se fait passer pour de la vigne, mais Domino a l'oeil et l'avait remarqué...  et  vous?

Le contraste climatique est saisissant entre la Serena, où les pinguoins de Humboldt jouent avec les Icebergs - sous un couvercle nuageux parfois pesant, et cette vallée, où la chaleur est déjà telle qu'un iceberg ne pourrait survivre longtemps.

Nous allions ainsi au-delà des zones cultivées pour profiter d'un air plus frais et visiter le secano... environnement caractéristique de la zone semi aride du Chili. Ici c'est le lieu de prédilection des cactus et des acacias caven. 

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Nous y rencontratamanameuh les arbres prêts à survivre par tous les moyens - même en mangeant des cailloux si nécessaire - et des espèces adaptées pour survivre aux hautes températures estivales et au manque d'eau. Pour note, le cactus de droite est surnommé "le coussin de belle-maman" , héhé, allez donc savoir pourquoi  ;-)

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En prenant de l'altitude nous cherchions à profiter d'une belle vue au sommet... mais le sol sableux (heu surtout la sieste sous l'acacia car ' faisait chaud là haut) rendait l'ascension plus longue que prévue, le soleil se couchait déjà, il nous fallu déjà rentrer !

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Nous retrouvions sur le chemin un petit puma:

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Puis nous descendîmes pour rejoindre les vignes et les zones habitées, avant de replonger sur la Serena. Une halte à Vicuña, petite ville en bordure des eaux du barrage du Puclaro, nous permettait de manger une bonne sousoupe avant de rentrer nous coucher.

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par Estelle et Vincent publié dans : Andinisme
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Mardi 25 juillet 2006
Aujourd'hui nous écouterons Inti Illimani, une autre légende culturelle, "ambassadeurs de l'humanisme sud-américain". Leur musique décrit les cultures indigènes du Chili, Pérou, de la Bolivie, de l'Équateur et de l'Argentine. Ils utilisent plus de trente instruments à vent, à cordes et percussions.

Q'apac Chunchu (Jaylli) [Instrumental]
Vidéo envoyée par estelpra

 Avant de braver les hauteurs et les gros chats, nous étions partis pour 2 jours à la recherche de grands espaces au Parc de Lauca. Du charmant village de Parinacota ("l'endroit des flamants rose" en Aymara), nous avons rejoint les lacs Cotacotani (4800m) et Chungara (4600m)...

 Ces lacs sont dominés par les sommets enneigés des volcans Pomerape, Parinacota (ci-dessous)...

   

... et Sajama (le plus haut sommet de Bolivie, 6540m):

Au delà de la beauté unique des lieux, nous avons pu aprécier la grande variété des espèces sauvages:

- des flamants roses, encore bien farouches (malgré notre délicatesse... je vous dis qu'on est délicat ! nous n'avons pu les approcher à moins de 50m. Certes, lorsque la casserole est tombée du sac... ils ont eu un peu peur)

- des oies sauvages (Tagua gigantes) qui vivent dans les lacs et lagunes de l'altiplano (80% vivent dans le parc de Lauca); elles construisent de grandes plateformes sur les lacs pour y faire leur nid (plateformes qui peuvent supporter un homme). Elles se prennent parfois pour Candeloro et lancent des triples boucles piquées devant les spectateurs ébahis !

 - des lamas (haut), vigognes (bas à gauche), et viscachas (qui ressemblent à des lapins, bas à droite)

  

  - divers oiseaux aussi, il faut être un peu calé pour les reconnaitre:

On nous propose sur le chemin un lit chez l'habitant, tant mieux car on en a plein les pattes ! La maison est plutôt rustique, mais la famille acceuillante - les poules y viennent même picorer à l'intérieur:

Malgrès une bonne heure de cuisson, nous n'arrivons pas à faire cuire notre riz, que nous engloutissons avant de nous coucher. La nuit, nous trouvons difficilement le sommeil et le manque d'acclimatation se fait sentir. Néanmoins, cette nuit nous aidera beaucoup le lendemain lors de notre ascension. Ce trek est une très bonne alternative pour s'acclimater avant de tenter les hauts sommets environnants!

par Estelle et Vincent publié dans : Andinisme
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Mardi 18 juillet 2006

Afin de rendre la lecture plus plaisante, nous vous suggèrerons dorénavant un coup de coeur musical, en accord avec la thématique. Il suffit pour cela de cliquer sur la boîte de lecture ci-dessous. Ceci est optionnel, afin de ne pas agacer les allergiques à la musique castillane. Spéciale dédicace aujourd'hui à Mr Victor Jara, artiste Chilien incontournable, exécuté dans le stade national à Santiago 4 jours après le coup d'état du général Pinochet. Son corps fut ensuite jeté sur un dépôt d'ordures. L'histoire raconte que les soldats du général lui rompirent les mains à coups de crosse en le défiant de continuer à chanter !


01 Caminando, Caminando
Vidéo envoyée par estelpra
Caminando = en marchant


"Caminando, caminando, voy buscando libertad, Ojala encuentre camino, para seguir caminando". Sur ces bonnes paroles, nous partons, décidés, pour trouver notre chemin. Les traces des petites laves torrentielles provoquées par la fonte des neiges nous indiquent la route: le sommet du Taapaca. L'objectif (5775 m) est noble et nous rappelle le célèbre vignoble de la région centrale du Chili. Nous sommes emballés! Nous mettons donc notre tente sur le dos et nous rapprochons du camp de base. 

Nous installons un camp de rêve, protégé par les falaises, dans une petite grotte... On a le sourire, on plaisante sur la petite pate de vigogne et les poils par terre, à côté de la tente... La pate de vigogne? dans la grotte? oups, heu, tu te souviens comment les carabiniers ont appellé la bêbête des montagnes ? le pullover? le puding? le putozor?

Ah oui, le Puma, le petit chat qui peut sauter jusqu'à 4 m de hauteur? Et notre seul abris contre ce fauve dans ce territoire hostile, c'est notre pitite tente de rien du tout, dont la fermeture ne ferme même plus? glurps, restons calme, chui sûr que c'est un chien qui a mangé la ptite vigogne tu vas voir on va pas trouver de traces.. glourps... pas glop, pas glop! y'en a partout. bon, heu, elle est pitite la papate du chat, il est p'tetre gentil, t'as des croquettes? ah non, bon, ben on va se faire une sousoupe et au lit... Le soleil se couche, le vent se lève, la civilisation se fait lointaine.... très lointaine.

Ahhhhhhhhhhhhhhh... ah non désolé j'ai fait un petit cauchmard, rendors toi, y'a rien de grave... he, he? t'as entendu? quoi? ah non c'est le vent qui remue le sac dehors...

Bref, on vous épargne les détails de cette super nuit, qui fut longue, très longue, et de notre marche d'approche, à 50 cm l'un de l'autre, chacun jouant à mimer le phare de la serena pour voir si les yeux du fauve apparaissent dans la nuit. Par chance, le jour se lève enfin. Nous sommes déjà au pied du couloir. Ici commence notre ascension, avec la petite chanson en tête "caminando..." qui rythme nos pas.

5 heures plus tard, caminando, toujours caminando, nous voilà au sommet, avec une petite hypoglycémie. Il est 10 heures 15 et  nous avons rendez-vous à 11 heures 1200 m plus bas. Commence alors une folle descente, corriendo, corriendo...

    

   

Nous arrivons au camp, inventons la pliage de tente express où la tente sert aussi de sac à dos, et continuons notre course jusqu'au taxi, que nous attrapons au vol, et arrivons à temps pour prendre notre bus pour Arica.

Le Taapaca fut une jolie ascension juste en face du Pomerape, du Parinacota et du Sajama dont nous garderons un excellent souvenir, malgré le petit stress de la nuit. Pour note, le Puma n'attaque pratiquement jamais l'homme. Il le craint et ne s'en prend à lui seulement s'il sent que ses petits sont en danger. D'ailleurs nous ne l'avons ni vu, ni entendu, mais bel et bien imaginé dans nos rêves, rodant autours de la tente...

 

par Estelle et Vincent publié dans : Andinisme
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